jeudi 27 décembre 2012

Un souffle vers l'éternité de Patricia Darré

Couverture Un souffle vers l'éternité

Résumé (Livraddict) :

La première fois que « les voix » lui ont intimé l’ordre de se lever en pleine nuit et lui ont dicté leur message en écriture automatique, Patricia Darré est allée consulter un psychiatre.

Eh bien non, elle n’est pas schizophrène ! Elle est seulement un « canal » entre l’au-delà et nous. Elle aide les âmes errantes à s’élever vers la Lumière. Elle aide les vivants à ne pas les retenir ici-bas en les pleurant trop, ou à régler certains contentieux avec eux. Elle pratique l’exorcisme après avoir suivi une formation pointue en la matière. Le tout gratuitement, car « l’argent tue le don ».

Forte de ses expériences, elle nous explique aussi comment nous pouvons nous libérer de nos peurs, de nos attaches trop matérialistes, pour devenir les artisans de notre propre bonheur. Les temps s’y prêtent : décembre 2012 ne débouchera pas sur la fin du monde, mais sur une ère nouvelle où la science et la spiritualité, enfin réconciliées, amèneront l’homme à son accomplissement.

Mon avis :

Voilà un livre qu'on n'achète et qu'on ne lit pas "par hasard" !!
Une magnétiseuse m'avait donné le nom de Patricia Darré en me disant d'aller voir sur internet, ce que j'avais fait, et je la suis depuis sur facebook. Je savais qu'elle avait écrit ce livre, mais il a fallu un événement brutal et traumatisant pour que je l'achète et le lise...

Et, incontestablement, c'est un livre qui fait beaucoup de bien et apporte des réponses !
L'auteur est médium et journaliste, elle nous explique ce qu'est un médium et comment elle a su qu'elle avait la capacité de développer ce don. Car on en serait tous capable selon elle !!
Par son expérience, ses témoignages, elle lève une partie du voile sur l'au-delà. Elle nous parle des esprits errants, des cas d'infiltration ou de possession, des fantômes, mais nous met aussi en garde contre les charlatans, les esprits maléfiques et les séances de spiritisme. Il faut rester prudent et ne pas faire n'importe quoi !
Notre vision de la mort et de l'au-delà est liée à notre culture, elle n'est pas la même partout, et la nôtre est très limitée et nous enferme dans des croyances qui bloquent notre évolution et celle des défunts.
De nombreux passages sur ses propres expériences sont particulièrement troublants, on se dit « c'est fou, c'est incroyable,...mais c'est génial...!»
Même si tout ce qu'elle dit n'est pas toujours facile à faire ni à admettre, il faut bien reconnaître qu'elle ne peut qu'avoir raison, d'autant que cette vision est confortée par de nombreux médiums.
« Appeler les morts en permanence, cela revient à les retenir, et à entretenir les vivants dans une démarche stérile. Il faut que les vivants continuent d'aimer les défunts en respectant leur liberté, qu'ils pensent à eux avec sérénité et en gardant le sourire, et qu'ils leur dédicacent les belles choses qu'ils vivent sans eux. »
Ici, pas de notions scientifiques prise de tête auxquelles on ne comprend rien, pas d'énumérations de noms ou de classifications de hiérarchies d'anges gardiens, tout est clair et simple. Il se lit comme un roman et répond très facilement aux questions qu'on peut se poser !

Un livre qui donne un grand souffle d'air frais et d'espoir...en attendant l'éternité...
Merci Patricia ♥
 
Citations :
 
« Pour entrer en communication avec un mort, il faut être en mesure de capter sa fréquence. L'émetteur et le récepteur doivent être tous les deux sur « la même longueur d'onde »...au sens propre du terme. Morts ou vivants, nous émettons ou captons une échelle de vibrations limitée. Quand une communication est établie, c'est qu'il existe une similitude et une correspondance entre les fréquences du mort et celles du médium. »
 
« Il ne sert à rien de connaître les noms de ses anges gardiens. Par contre, il est utile de savoir, que certains morts se relaient autour de nous pour nous protéger, ce qui leur permet également d'évoluer de leur côté. Retenons que plus on prend conscience de leur présence, plus leur aide est facilitée et efficace. A l'inverse, plus on se sent seul et démuni, plus il est difficile pour eux de nous aider. »
 
"C'est une loi d'attraction que l'on peut également constater chez les vivants nous nous entourons des personnes avec qui nous avons des affinités, avec qui nous sommes « sur la même longueur d'onde ». Quand on a spontanément des « atomes crochus » avec quelqu'un, le « courant passe » naturellement. Au contraire, on peut ressentir une répulsion ou une animosité particulière au contact d'autres personnes. D'un oint de vue vibratoire, cela correspond à des fréquences communes ou fort différentes, les unes s'attirent et s'harmonisent tandis que les autres se repoussent. En ce qui concerne les morts, lorsqu'ils se regroupent, c'est toujours avec des esprits du même niveau vibratoire. […] La filiation ne suffit pas, seule compte la vibration. Ce n'est pas parce qu'une personne faisait partie de votre famille ou de votre entourage proche que vous la retrouverez de l'autre côté le moment venu. »
 
« Il y a une réelle interaction entre ceux qui partent et ceux qui restent. Les sentiments et l'état d'esprit des uns influent sur les autres et réciproquement. […] Quand les vivants s'enferment dans la tristesse et la culpabilité, ils retiennent ceux qui viennent de partir. Plus on se sent bien et l'on reprend une vie normale, plus on aide nos morts à passer et à continuer leur évolution dans la sérénité. »
 
« La mort de proches, ainsi que de tout être, fait partie d'un plan plus global que chaque âme a programmé à l'avance afin de poursuivre son évolution dans une dimension autre que celle de la matière. Et nous qui sommes restés, nous devons de la même façon continuer d'avancer pour vivre des expériences que nous n'aurions pas connues si la personne n'était pas décédée. La mort, de ce point de vue-là, n'est donc pas une fin définitive et irrémédiable pour celui qui part, ni une punition pour celui qui reste, elle est une opportunité pour les deux de vivre des expériences nouvelles et nécessaires à l'évolution de chacun. »
 
« L'Homme est en réalité un souffle de l'univers qui préexiste à sa naissance, l'habite de son vivant, et survit à sa mort physique. C'est un souffle d'éternité qui nous anime. »

jeudi 20 décembre 2012

Challenge Littératures de l'imaginaire 2013

Voilà...j'avais dit plus de challenges en 2013, c'est pas la peine, je suis lamentable, je n'y arrive pas !!!
Seulement quand j'en trouve un comme ça, pas contraignant du tout, ma foi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis :p
Donc, je me suis inscrite à ce challenge parce qu'il n'y a pas de liste à établir ni à respecter, et que c'est la catégorie que je lis le plus !!
Et comme je ne suis pas trop maso, je commence par un échelon 1, lire 12 livres en imaginaire, ça doit être faisable !!

Voilà le rappel des règles de Crunches sur Livraddict :

Le challenge se déroulera sur un an, soit jusqu'au 4 novembre 2013.

Le but de ce challenge est de lire des ouvrages appartenant à la littérature de l'imaginaire, à savoir :

- la Fantasy
- la Science-Fiction
- le Fantastique
- les genres dérivés comme la dystopie, la bit-lit etc....

Les ouvrages peuvent être des romans, des nouvelles, des essais, des mangas, des bandes dessinées... En format papier ou numérique.

Qui peut participer ?
Eh bien tout le monde et n'importe qui.... Enfin... sous réserve d'avoir un blog où poster ses chroniques !

Pour vous inscrire, il vous suffit de laisser un commentaire sur ce billet (ou sur celui de Thibaut) avant le 1er janvier 2013 ! Laissez nous votre pseudo, un lien vers un article de présentation de ce challenge et surtout l'échelon que vous choisissez !

Quelles sont les règles ?
En début de challenge vous choisissez un échelon. Celui-ci détermine le nombre minimum d'ouvrages que vous devrez lire pendant le challenge. Vous pouvez changer d'échelon au cours du challenge, il faudra juste nous prévenir.

Échelon 1 : Atterrissage dans l'irréel : au moins 12 livres
Échelon 2 : Petit pas dans l'ailleurs : au moins 24 livres
Échelon 3 : Plongée dans l'inconnu : au moins 36 livres
Échelon 4 : Immersion dans le vide : au moins 48 livres
Échelon 5: Absorption dans l'étrange : au moins 60 livres

Une fois que vous avez lu et chroniqué un ouvrage, laissez un commentaire (sur mon blog ou chez Thibaut) en nous donnant :
La série, Tome X : Titre de Auteur, suivi du lien vers votre chronique.

 http://1.bp.blogspot.com/-rxWV7PGPJxA/UJZJc0PRgPI/AAAAAAAAD8M/WyPCuosZMkQ/s320/Challenge+-+IMAGINAIRE.jpg

mardi 11 décembre 2012

Insaisissable, Tome 1 : Ne me touche pas de Tahereh Mafi

Couverture Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas

Résumé :

“Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

Mon avis :

Voilà un roman qui faisait déjà beaucoup parler de lui avant sa sortie, je comprends mieux pourquoi ! Je n’avais jamais trop lu le résumé ni les avis en détail, une bonne chose ! La 4ème de couverture avait suffi à m’inspirer, et du coup, j’ai eu la chance de le lire en partenariat avec Livraddict et les éditions Michel Lafon.

Premier point : je ne m’attendais pas vraiment à ce genre d’histoire, je pensais plus avoir affaire à du fantastique alors qu’on est en pleine dystopie, et pas inintéressante d’ailleurs !
Une civilisation qui ressemble beaucoup à ce que pourrait être la nôtre dans peu de temps…Dommage que cet aspect-là soit seulement esquissé dans ce tome, mais je pense qu'il ne sert que d'introduction à l'univers du prochain. Les éléments donnés sur la fin sont très révélateurs de l'esprit éclairé de l'auteur...

Juliette a 17 ans et est enfermée dans un asile qui ressemble plus à une prison, car elle détient un pouvoir particulier, elle peut tuer quelqu’un en le touchant…On lui assigne un nouveau codétenu, Adam, qui lui pose des questions, cherche à la connaître. Très vite, elle va reconnaître en lui un ancien copain d’école. Elle recommence à se sociabiliser en sa présence.
Mais en fait Adam est un soldat au service du Rétablissement et du chef du secteur, Warner.
Un jour, elle est emmenée à Warner, qui veut se servir d’elle et de son pouvoir. Il lui offre le luxe et la sécurité, une nouvelle vie pour se venger des humiliations qu’elle a toujours subies, en échange de sa coopération. Elle refuse, elle ne veut pas faire de mal ni tuer. Pour sortir de cette violence, peut-elle faire confiance à quelqu'un et à qui ?

Juliette a toujours été mise de coté à cause de sa différence et du danger qu’elle représente, tout le monde l’a toujours considérée comme un monstre et c’est ce qu’elle pense être. Sa vision d’elle-même est intimement liée à celle des autres. Elle ne connaît que le rejet ou la peur de la part des autres.
Mais Adam va lui faire modifier sa vision d’elle-même et du monde...
Encore une fois, on assiste à une transformation par l’amour. L’amour d’Adam va permettre à Juliette de faire ses propres choix et même de prendre des décisions cruciales quand il ne sera pas en état de la guider. Et surtout elle n’est plus une paria, elle est aimée !

L’auto-censure des pensées et des paroles est ici traitée de façon originale, puisque ce qu’elle pense et ne dira pas est écrit, rayé, et remplacé. Elle tente de contrôler tout ce qu’elle peut dire. Au début, beaucoup de phrases sont écrites et rayées et plus on avance dans le livre, plus Juliette prend confiance en elle et fait confiance à d’autres, moins il y a de phrases ou de mots rayés…
Les chiffres sont très présents, surtout au début, ils encadrent et sécurisent l’univers de Juliette, ils sont son rempart contre la folie. Le chiffre 3 notamment se retrouve partout et principalement dans les mots ou morceaux de phrases qu’elle se répète, comme des prières, une allusion à la Trinité ?

L’écriture est magique, envoûtante, les symboles forts…l’oiseau dont elle rêve et qu’Adam s’est fait tatouer, illustre le lien puissant qui s’est créé entre eux, même quand ils étaient séparés, en plus de représenter la liberté et l’espoir.

Amour, liberté, espoir, pouvoir, folie, violence, peur, mais aussi poésie, font de ce roman une histoire magnifique et poignante, où j'ai été très souvent émue aux larmes, saisie par la beauté des mots et des images ! Enorme coup de coeur ♥ !

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafon !!

Citations :

 "- Alors, pourquoi tu ne me dis pas ton nom ?
Il se penche et je me fige.
Je dégèle.
Je fonds.
Je murmure :
- Juliette. Je m’appelle Juliette.
Ses lèvres s’adoucissent en un sourire qui craquelle ma colonne vertébrale. Il répète mon nom, à croire que ça l’amuse. Ça le distrait. Ça l’enchante.
En dix-sept ans, personne n’a jamais prononcé mon nom comme ça."

« La terre est plate.
Je le sais parce qu’on m’a poussée dans le vide et ça fait dix-sept ans que j’essaye de me cramponner au bord. J’essaye de remonter depuis dix-sept ans, mais c’est presque impossible de vaincre la pesanteur quand personne n’est prêt à te tendre la main.
Quand personne ne veut courir le risque de te toucher. »

« La lune est une compagne fidèle.
Elle ne te quitte jamais. Elle veille, tenace, connaît nos parts d’ombre et de lumière, change au gré de nos humeurs. Chaque jour, elle offre une version différente d’elle-même. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante. La lune sait ce que c’est que d’être humaine.
Incertaine. Seule. Grêlée d’imperfections. »
 
« Je retiens mon souffle et mes yeux sont écarquillés, prisonniers de l’intensité de son regard. Je ne peux pas les détourner. J’ignore comment battre en retraite. »

« L’audace me tente, j’ai mal, j’ai mal, j’ai mal, j’en crève de vouloir toujours ce que je ne pourrai jamais avoir. »

« De toutes mes forces, j’ai tenté de ne plus penser à lui.
De toutes mes forces, j’ai essayé d’oublier son visage.
De toutes mes forces, j’ai cherché à chasser ces yeux bleus, bleus, bleus de ma tête, mais je le connais, je le connais, je le connais. Je l’ai vu pour la dernière fois il y a trois ans. Je ne pourrai jamais oublier Adam. »
 
« Le Rétablissement a promis un avenir trop parfait pour être réalisable et la société était trop désespérée pour ne pas y croire. Les gens n’ont jamais compris qu’ils confiaient leur âme à un groupe déterminé à exploiter leur ignorance. Leur peur. »

« Ses mains m’attirent à lui et mon visage se plaque contre sa poitrine, et le monde devient soudain plus éclatant, plus grand, plus beau. Le monde signifie soudain quelque chose pour moi, l’existence éventuelle d’une humanité signifie quelque chose pour moi, tout l’univers se fige et tourne dans l’autre sens, et je suis l’oiseau. Je suis l’oiseau et je prends mon envol. »

« L’espoir m’enlace, me tient dans ses bras, en chassant mes larmes et en me disant qu’aujourd’hui, demain, dans deux jours j’irai très bien, et ça m’exalte tellement que j’ose en effet y croire. »

« Ses mains tremblent de manière imperceptible, ses yeux débordent de sentiments, son coeur palpite de douleur et d'affection, et je veux vivre là, dans ses bras, dans ses yeux pour le restant de mes jours."
"Je voulais juste t'entendre parler. Je voulais que tu me voies, que tu me souries. Chaque jour sans exception, je me promettais de te parler. Je voulais que tu saches. Mais chaque jour, j'avais la trouille. Et un beau jour, t'as disparu.[...] ça a l'air dingue, reprend-il enfin d'un ton si calme. De penser que je tenais autant à toi sans jamais t'avoir parlé. (Il hésite.) Mais je ne pouvais pas m'arrêter de penser à toi. De me demander où tu étais partie. Ce qui t'était arrivé."
 
« Je suis à court de mots. J'ai des lettres plein les poches, mais je suis incapable de les assembler, et je crève tellement d'envie de dire quelque chose que je ne dis rien, et mon coeur va éclater en jaillissant de ma poitrine."
 
« Ses yeux évoquent un instant, au coeur de la nuit remplie de souvenirs, les seules fenêtres à s'ouvrir sur mon monde. »
 



jeudi 6 décembre 2012

Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier

Couverture Le faire ou mourir



Résumé :

Damien est un garçon trop sensible, méprisé par ses copains de classe depuis toujours et incompris de ses parents. Dès l’arrivée dans son nouveau collège, il se retrouve par miracle sous la protection de la bande de gothiques et de son leader, Samy, un garçon lumineux, intelligent et doux, en dépit de son look radical. Très vite, Damien devient Dam, adopte piercings et vêtements noirs et, surtout, trouve auprès de Samy un véritable ami, et peut-être plus, au point de déclencher des représailles chez son père, contre ces « mauvaises fréquentations ». Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre la profondeur de la souffrance de Dam : depuis longtemps il a pris l’habitude de se scarifier les cuisses, incapable qu’il est d’exprimer sa souffrance et sa solitude. Il lui faut chaque soir « libérer son sang » pour se sentir mieux. « Tant que je saigne, je suis vivant », dit-il. Car Dam a peur, de tout le monde et surtout de lui-même. Samy, à l’inverse, est un garçon bien dans sa tête et dans son corps, et sait dire très naturellement son attirance pour Dam. Les deux garçons finissent par s’afficher ensemble au collège et tant pis si on les traite de « lopettes satanistes ». Résistant à la colère paternelle, Dam retrouve Samy en cachette, pour parler, écouter de la musique et s’embrasser. L’amour entre les deux garçons est si puissant qu’on pourrait espérer qu’il libère Dam de sa souffrance. Le jour de son anniversaire, les deux garçons se retrouvent dans sa chambre et le titre du roman trouve enfin son explication : faire l’amour pour la première fois… ou mourir.

Mon avis :


Quelle agréable surprise que ce petit livre !! Je pensais avoir affaire à une histoire vraiment trop ado mais les avis que j’avais lus m’avaient poussée à m’inscrire au livre voyageur proposé par Laeti sur Club de lecture.

Damien (Dam) est un ado de 15 ans mal dans sa peau, renfermé, souffre-douleur de la bande des skateurs de son bahut, incompris par ses parents… Il pleure beaucoup, il a la trouille de tout et de tout le monde, mais encore plus de ses émotions et de ses ressentis. Alors quand Samy le défend et l’intègre à sa bande de gothiques, Damien découvre des sentiments nouveaux auxquels il doit faire face. Ses nouveaux amis ont un look et un comportement différent, ils ne jugent pas, ils l'acceptent comme il est, montrent leur affection...
Ce livre parle très clairement d’homosexualité mais avant tout d’amour et de sensibilité.
Le récit peut paraître un peu brouillon au début et surprend : il est écrit au passé car c’est Damien qui raconte comment s’est passée son histoire, le style est entièrement narratif, pas de dialogues avec des retours à la ligne…mais malgré tout, il se lit très vite et très facilement !
Le fait que le récit soit écrit à la première personne nous aide à comprendre la psychologie du personnage, ce qui le pousse à agir, ses peurs, sa souffrance...on les vit avec lui.
Il est aussi question d’éducation ici. Dam a une famille qui ne s’occupe pas de lui, sauf pour le critiquer, une mère soumise, une soeur égocentrique, un père autoritaire et dur. Il ne veut pas qu’il fréquente Samy et le punit sans arrêt. Samy, au contraire, vit avec une mère très affectueuse, qui le comprend, le soutient et avec qui il peut tout partager, ce qui le rend très équilibré.
On assiste à l’évolution de Dam jusqu’à la transformation salutaire par l’amour qui va lui sauver la vie et modifier son destin, d’où le titre « Le faire ou mourir » : l’importance du choix, qui peut tout faire basculer d’un côté ou de l’autre. La mise en scène de cette fin alternative est vraiment très réussie...
La complexité des sentiments qui s’applique ici à l’adolescence, peut se vérifier à tout âge, dès l’instant où, comme Dam, on a une « conscience aiguisée » des choses.
Vivre et exprimer l'amour est libérateur tout comme l'écriture, les mots sonnent justes et vrais.

Un très beau roman donc, tout en sensibilité et en recherche de soi, sur un thème très actuel que beaucoup de gens devraient lire !!

Citations :
 
« Tu réfléchis toujours à ce que les autres vont penser, il a dit Samy. Mais tu te demandes jamais de quoi t’as envie. Je t’entends jamais dire ce que tu ressens ou ce qui te ferait plaisir. C’est drôle quand même. Tu es le premier intéressé. »

« Je sais pas de quoi j’ai envie. Je sais jamais ce que je pense, ce que je ressens, ce que je dois décider ou choisir. Ça m’angoisse à mort de trancher. J’ai beau réfléchir, je sais pas qui je suis ni qui j’aimerais être. J’ai beau chercher j’ai pas de but, pas de projets. J’arrive pas à imaginer mon avenir comme si…comme si d’y penser ça pouvait le faire disparaître. J’ai beau essayer, Samy, je me sens vide et sans intérêt… »
 
« Samy a toujours cet effet sur moi. Dès qu’il me touche comme ça je me sens vivant. Je sens que j’existe et qu’il y a des possibilités d’avenir. Qu’il y a une chance, même une toute petite chance que j’arrive un jour à être heureux. »

 

mardi 4 décembre 2012

Queen Betsy T.1 Vampire et célibataire de MaryJanice Davidson





Couverture Queen Betsy, tome 01 : Vampire et célibataire


Résumé :

Elle voulait juste être la reine du bal...
Elle va devenir la reine des vampires !
À son réveil à la morgue, Betsy Taylor découvre qu'elle est un vampire. Même si sa nouvelle condition possède de nombreux avantages, elle a bien du mal à s'habituer à son régime à base de liquide. Et même si sa mère est ravie d'apprendre que la mort ne lui empêchera pas de lui rendre visite, ses nouveaux amis nocturnes, eux, ont la conviction ridicule qu'elle est la reine annoncée par la prophétie.

Mon avis :

J'ai découvert cette série et ce premier tome grâce à Anne-Sophie qui l'avait mis en Livre voyageur sur Club de Lecture. Je ne m'attendais pas vraiment à ça et il m'a fallu un petit moment pour m'habituer...

Betsy, Elizabeth Taylor de son vrai nom, meurt accidentellement et se réveille à la morgue, elle est devenue un vampire ! Mais elle compte reprendre sa vie là où elle l'a laissé et va voir tous ses proches pour leur annoncer qu'elle est toujours là. Etrangement, ça n'a pas l'air de choquer grand monde, à part son père, les autres prennent ça comme si tout était normal !!
A ce niveau, j'ai trouvé ça super bizarre, je me suis demandée dans quoi j'étais tombée, entre chick-lit ou parodie vampirique, je n'ai pas du trouver le bon degré de lecture !
Heureusement, les vrais vampires ne tardent pas à débarquer et à sauver l'histoire en expliquant à la nouvelle les codes auxquels elle devrait se soumettre. Or, Betsy est très différente d'eux, elle n'est pas obnubilée par le sang, n'a pas besoin de se nourrir aussi souvent que les autres, ne craint pas l'eau bénite ni les croix, ne flambe pas au soleil, etc, ce qui ferait d'elle la reine tant attendue d'une prophétie. Seulement elle ne tient pas du tout à ce statut, c'est une blonde, le vrai cliché, idiote et superficielle, et tout ce qui l'intéresse ce sont les dernières chaussures de créateur à la mode !
Tout ce que j'ai pu apprécier de son personnage, c'est quelque-unes de ses réparties cinglantes et amusantes, le reste du temps, elle m'a juste franchement gonflée !
A mon grand soulagement, le sublime vampire mâle de l'histoire remonte le niveau et permet de donner un peu de piquant à la sauce...ouf, un vampire normal, si je puis dire !! Eric Sinclair est vraiment superbe, élégant, sophistiqué, et...torride, bien entendu ;)
Les amis humains de Betsy, Jessica et Marc sont plutôt sympas, en tous cas beaucoup plus équilibrés qu'elle, ils apportent un peu de réalisme.

Léger, distrayant, amusant, même si j'ai déjà lu plus drôle dans le genre, je lirai la suite à l'occasion, mais pas forcément en priorité...